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 De mille saveurs, une seule me touche, lorsque tes lèvres, effleurent ma bouche... •• remy

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MessageSujet: De mille saveurs, une seule me touche, lorsque tes lèvres, effleurent ma bouche... •• remy   Mar 7 Avr - 22:03

    Je pense que, mathématiquement parlant, cette situation avait une chance sur mille de se produire.

    Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
    Je soupire profondément, alors que je suis enfermée dans une des toilettes. L'envie de fumer me prend, et alors que je souhaite allumer ma dernière Camel, je regarde, prudente, au-dessus de moi s'il y a une alarme incendie et par chance, je remarque à temps qu'il y en a bien une. Mon envie d'entretenir mon cancer doit donc être remise à plus tard, ce qui ne me rend que plus blasée et sur les nerfs. Je n'ai jamais été dépendante de la cigarette, et pourtant depuis quelques jours, je ressens ce besoin incontrôlable de calmer mes nerfs sur du tabac. N'est-ce pas ironique venant d'une infirmière? En tout cas, je ne ressens aucune culpabilité à pourrir ma santé, après tout, c'est mon problème. Mes respirations se font de plus en plus profondes et mon envie de sortir en courant de l'hôpital me vient, mais pourtant je sais que c'est impossible: il faudrait que je donne une explication à cela, et je pense qu'une envie de fumer et qu'une peine de cœur ne suffiraient pas comme une excuse, alors que prétendre une envie pressante est bien crédible. Les toilettes assez petites, je parviens à ce que mes pieds touchent la porte de ma toilette alors que je suis assise sur le trône. Ma tête, quant à elle, se penche en arrière pour rencontrer le grès émaillé, matière qui a le don d'être froid, ce qui me permet de refroidir mes joues légèrement rosies. Face à cette position atypique, mais étrangement confortable, je me laisse un temps de répit et j'autorise même à mes yeux de se fermer légèrement, assez pour me reposer mais pas trop afin de rester éveillée.

    Je sors de mes rêveries lorsque la porte reliant les toilettes au reste de l'hôpital s'ouvre brutalement. Inquiète qu'on me prenne sur les faits, je n'hésite pas un seul moment à agir comme une adolescente: mes pieds quittent la porte faite de bois pour se réfugier sur le trône. Intriguée et d'une curiosité qui peut paraître malsaine, je me lève petit à petit, afin de ne pas éveiller de soupçon et surtout pour ne pas me faire attraper. Il ne me faut que très peu de temps pour remarquer de qui il s'agit: à vrai dire, j'aurai même pu savoir qu'il s'agissait d'elle seulement avec les bruits de ses pas si j'y avais prêtée un peu d'attention. Le léger calme que j'avais su acquérir depuis le début de ma pause s'estompe immédiatement, et d'ailleurs mon cœur bat bien trop vite et ma tension se fait trop forte. Comment mon corps peut-il à ce point dépendre de cette femme? Comment mon esprit peut-être aussi troublée alors que je ne l'ai que brièvement aperçu, et qu'elle n'a même pas parlé? A cet instant, je n'ai qu'une envie, sortir en courant. Oui, comme depuis ce jour où j'ai prononcé les mots annonçant notre rupture, je ne cesse de l'éviter, mais à présent je semble prisonnière, car sortir des toilettes en courant est loin d'être discret. L'eau coule et j'en déduis alors qu'elle se lave les mains: sans réfléchir, je tire la chasse et sort de ma toilette, pour à mon tour me laver les mains. En apparence, je fais comme si je ne l'avais pas remarqué alors que je n'attends qu'une chose: qu'elle me parle. Qu'elle me dise qu'elle est prête à faire des efforts. Ou alors que simplement, elle m'embrasse, dans ces mêmes toilettes où nous avions l'habitude de nous procurer du plaisir.

    D'un geste habituel, je remonte les manches de mon léger pull et je passe mes mains sous l'eau froide, qui me fait légèrement frissonner -ou peut-être est-ce plutôt de sentir l'odeur de Remy si près de moi- et je m'empresse d'appuyer trois fois, comme un rituel, sur le distributeur de savon. J'avale difficilement ma salive et quand je m'apprête à quitter le lavabo pour m'essuyer les mains, je ne peux pas continuer à faire semblant. A faire comme si je m'en moquais éperdument de sa présence, à faire comme si elle, tout entière, près de moi, ne me faisait plus rien. Pour cacher ma gêne, je lui souris légèrement droit dans les yeux ce qui me permet de la contempler qu'un court instant: lui ai-je donc assez dit, à l'époque où nous étions ensemble, combien elle est jolie et désirable? Lui ai-je déjà fait part du pouvoir incroyable qu'elle avait sur moi?

    C'est peut-être stupide de s'ignorer ainsi, on dirait deux adolescents.

    Alors que j'étais prête à lui proposer qu'on pouvait être amies, je compris -avant de lui faire part de mon idée- que cela était impossible: cela ne faisait qu'à peine quelques minutes que j'étais à côté d'elle, et pourtant j'avais cette sensation que mon cœur se déchirait. Je pourrai, bien évidemment m'excuser et lui demander une seconde chance, mais ma fierté m'empêchant, je me contente alors seulement d'attendre qu'elle me répondre, de pouvoir encore et encore admirer la douceur de sa voix.
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MessageSujet: Re: De mille saveurs, une seule me touche, lorsque tes lèvres, effleurent ma bouche... •• remy   Mar 7 Avr - 23:54

    Comme tout le monde, il m’arrivait à un moment de la journée d’avoir toutes mes forces qui me lâchaient. J’avais, pourtant cette nuit-là, eu un nombre d’heures de sommeil complet, ce qui m’arrivait peu mais, ce qui m’arrivait également de plus en plus souvent depuis que je partageai ma vie avec Foreman. C’est étrange, jamais je n’aurai cru pouvoir retrouver cette sérénité que j’avais en sa présence, elle avait été durant l’espace d’un moment celle avec qui je passais mes nuits, celle avec qui je m’endormais en l’enlaçant, j’avais en quelque sorte prit le rôle de l’homme dans notre relation, c’est moi qui le soir venait passer mon bras autour de son corps afin de pouvoir profiter pleinement de cette sensation de sécurité mais tout était terminé et depuis, je partageai de nouveau cette sensation en compagnie d’un collègue de travail, chose que je m’étais longuement interdite, sortir avec un collègue de travail était ce qu’il ne fallait absolument pas faire au risque de foutre en l’air sa vie privée et sa vie professionnelle, mais avec Foreman je sentais qu’il y avait une chose de différente, il m’accompagnait dans chaque moment dur et Dieu - pour autant qu’il existe - seul savait qu’en ce moment c’était assez dur pour moi, en plus du traitement expérimental auquel je devais faire face en compagnie de Foreman, j’avais les sarcasmes de House qui prenait un malin plaisir à s’intéresser à notre relation ainsi qu’en plus de ça, une jeune femme que j’essayai d’éviter par tout les moyens dans l’hôpital.

    Je me dirigeai tranquillement aux toilettes quand je sentis la fatigue s’emparer de mon corps, lentement mes muscles me lâchaient, j’avais la tête lourde, mes yeux se fermaient lentement et pourtant je devais tenir encore cinq petites heures avant de me rendre chez moi pour finir par aller me coucher et profiter une toute nouvelle fois d’une nuit de sommeil bien méritée, même si avant, je devrais nourrir mon fameux chien répondant au magnifique nom de « Le Chien », le sortir, attendre une trentaine de minutes qu’il veuille bien faire ses besoins dans la rue, pour peur je devrais en plus de ça ramasser ses déchets et enfin, je finirai par retourner lentement dans mon appartement, me déshabillant dans l’escalier qui menait à ma porte d’entrée j’irai, pour finir, m’installer sur le canapé où j’entamerai alors le début de cinq petites heures de sommeil. Telle était la vie d’un futur médecin qui faisait partie de l’équipe du ô combien célèbre Dr House, ce docteur que tout le monde détestait et pourtant que tout le monde prenait pour modèle étant donné qu’il était LE meilleur diagnostiqueur que l’Hôpital n’ait jamais connu.

    Poussant la porte des toilettes, je m’approchai du lavabo avant de plonger mon regard dans le miroir qui reflétait une tête ô combien fatiguée. J’en eu d’ailleurs un sourire rien qu’en voyant les cernes qui s’accumulaient sous mes yeux, mes traits tirés me donnaient facilement l’âge que j’allais avoir dans quelques mois et la queue de cheval que je m’étais faite dans le bureau du Dr House n’arrangeait en rien ma mine affreuse, je ne mettais pas maquillée aujourd’hui d’ailleurs, je ne me maquillai que très peu, seulement quand je sortais et encore fallait-il que cet endroit soit chic, trop naturelle, c’est ainsi qu’elle me qualifiait quand on sortait toutes les deux dans un restaurant dans lequel nous nous faisions passer pour des amies et non pour des amantes ce qui avait le don de l’énerver, c’est pourquoi j’évitai le plus souvent possible de sortir de son appartement ou du mien, privilégiant les repas chinois commandés au traiteur du coin - je ne sais pas cuisiner -, nous nous mettions sur le canapé tout en regardant des vieux films en noirs et blancs avant de finir par passer des nuits toutes aussi torrides les unes que les autres. Jamais je n’oublierai cette époque, il m’arrivait souvent d’y penser mais à présent j’avais quelqu’un d’autre, j’en étais même littéralement amoureuse, il était au courant de certaines choses qu’elle ignorait.

    J’aurai du sentir son odeur quand j’entrai dans les toilettes, mais visiblement trop occupée à me moquer de moi même, je ne remarquai que sa silhouette sortir des toilettes après qu’elle est ouvert la porte. Mon cœur s’emballa, mes mains devinrent rapidement moites alors qu’elles étaient sous l’eau, je ne pus m’empêcher de la regarder se diriger jusqu’au lavabo avant de détourner rapidement mon regard quand à son tour elle regarda dans le miroir, telle une adolescente amourachée de son premier amour je lui jetais quelques regards rapides à travers celui-ci comme-ci j’espérai au fond de moi qu’elle me remarque. En fait, j’ignorai ce que je voulais, lui parler, l’embrasser ou fondre en larme.

    C’est alors qu’elle prit en premier la parole, je ne pus m’empêcher de regarder à nouveau dans le miroir pour la regarder vraiment cette fois-ci, fronçant les sourcils, j’affichai un maigre sourire sur le visage, entendre sa voix résonner dans la pièce me fit un bien fou, comme-ci je retrouvai peu à peu une partie de moi que j’avais perdu. C’est étrange, j’avais beau être de nouveau « heureuse » dans la vie, je ne pouvais m’empêcher de me remémorer ces instants passés avec elle, tous ces bons moments qu’on avait partagé, je ne regrettai rien et pourtant, je ne cherchai pas à avoir autre chose avec elle. Finir en bon terme? C’est évidemment ce que j’avais espéré, hélas, notre dernière dispute fut celle qui marqua la fin de notre relation. Non je ne cherchai pas tirer un trait sur le passé et lui demander qu’on reprenne une vie de couple comme avant, nos disputes trop répétitives avaient été destructrices aussi bien pour elle que pour moi, je ne pouvais lui infliger de nouveau une telle chose si jamais j’espérai qu’on redevienne amantes.


    « Alors qu‘on a dépassé ce stade depuis un long moment.»

    Lui répondis-je dans un sourire des plus timides. J’en étais donc revenue à cette timidité affreuse que j’avais quand j’étais en compagnie d’une personne qui m’intimidait. Bien que je la connaisse par cœur au sens propre comme au sens figuré, je ne pouvais m’empêcher de me sentir énormément mal à l’aise en sa présence. Je dois avouer que nos disputes répétitives et notre rupture étaient à plus de la moitié de ma faute, en effet, je n’assumai pas mon statut de bisexuelle, je refusais de me montrer au grand jour avec une femme comme si nous étions un couple et par dessus tout, je refusais d’avoir un enfant. Croyez moi, si jamais j’en avais eu l’occasion, jamais je ne lui aurai fait subir une relation comme la notre, elle méritait tellement mieux mais je ne pouvais retourner dans le passé, et toutes deux nous devions aller de l’avant et essayer tant bien que mal de reprendre une vie, de se reconstruire chacune de notre côté. Notre relation était terminée et je refusais de lui faire de nouveau du mal si j’acceptai ou si nous en revenions à reformer un couple et puis, j’avais à présent Foreman dans ma vie, j’espérai qu’elle aussi avait pu se reconstruire. Dieu qu’elle était belle!
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